Community Management : de la proximité au prosélytisme

Le web 2.0 en général, et les réseaux sociaux en particulier on apporté une richesse aux rapports humains : l’horizontalité.

Ainsi, tout a chacun peut envoyer un twitt en direction de NKM ou Patrick Sébastien, écrire sur le wall facebook de Lorie, et espérer être lu, sans forcément attendre de réponse, simplement être entendu. Ça, c’est la théorie des early adopter.

Le community management, c’est faire de cette prise de contact un métier. Le community manager, c’est finalement la personne qui va ouvrir les courriers de fans reçus par la poste. Il va ensuite en déduire une campagne de communication en rapport avec les demandes de la majorité, pour espérer étendre le public touché, et justifier l’existence de son poste par du ROI. Pas très 2.0 tout ça.

Le Community Management, c’est passer de la proximité possible via les réseaux sociaux au prosélytisme markété.

Et puis avouons le, qui sont ces gens qui se décrètent « Manager » d’un groupe d’individus intéressés de près ou de loin à un sujet, une personne ou une entreprise ? Avons nous envie d’être managés ? Domptés ? Dirigés ?

Si il faut élaborer une stratégie de communication sur les réseaux sociaux, reprenons les choses depuis le début.
Les réseaux sociaux sont composés d’une somme d’individus. Certes, ces individus peuvent faire partie d’une association, d’une entreprise, mais l’identité du compte est bel et bien l’individu.
Si une entreprise communique sur les réseaux sociaux, elle doit pouvoir le faire au travers d’un, la raison voudrait plusieurs, individu(s). L’erreur actuelle, à la mode, est de confier cette communication à un individu embauché exprès pour, ou en prestation, le fameux community manager. Pour justifier de la démarche, celui ci doit donc présenter des résultats, et se retrouve à communiquer dans un but précis : faire la promotion de la dite entité. La voix de l’entreprise se transforme donc en campagne de communication.

Et tout se mélange, l’entreprise ne souhaite qu’une chose : faire le buzz.

On se retrouve donc avec un énième flux publicitaire, ponctué de smileys et de #FF pour la forme, sans doute générés automatiquement.

Gommons donc ce terme « Community Manager » et utilisons les compétences de ces personnes dans un autre but : former les vrais employés, les vrais patrons, les vrais voix de l’entité.

A grande échelle ? Un consultant en réseaux sociaux qui réaliserait un audit de l’entreprise, et proposerais des outils pour améliorer la communication interne comme la communication externe, en appui au chargé de com.

Pour les PME ? Explication des risques et avantages de s’exprimer sur les réseaux sociaux. Et surtout contextualisation de l’intérêt de le faire.

Partageons, et revenons à cette horizontalité première.

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