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Mais Monsieur, toutes ces données sont publiques !

Le cas m’avait déjà frappé il y a peu, lors d’un test de dé-référencement massif de ma pomme.

Je m’explique :
Pour une étude de cas concrète sur la vitesse de référencement / déférencement de google, je me suis auto proclamé cobaye.  Je me suis donc inscris il y a quelques mois sur 3 ou 4 sites de freelance, en plus des mes autres profils publics. J’ai ensuite laissé google faire son boulot. Il y a deux semaines, j’ai entrepris la démarche inverse : utiliser l’outil de google pour mettre à jour les pages me concernant sur lesquelles j’avais supprimé mon  nom, ou alors les comptes que j’avais carrément supprimé / résilié.

Je ne vais pas vous débriefer le déroulement et le résultat de ce test, ce n’est pas le sujet de ce post. En revanche, j’avais contacté 123people pour qu’ils virent la page qu’ils hébergent sur leur site, et qui porte mes noms et prénom. Vous savez, la fameuse www.123people.fr/s/prénom+nom. J’ai donc eu la réponse à laquelle je m’attendais :

« Monsieur, ces données sont publiques, elles sont sur internet »

J’avais du mal m’exprimer, puisque ma demande portait sur la page à mon nom, et pas sur les données qu’elle contient, mais soit, je prend acte, les données qui me concernent qui sont publiées sur internet sont « publiques » et peuvent être agrégées par n’importe qui. En l’occurence 123people.

Et puis là, cet après midi, rebelotte.

Je poste un petit twitt un rien provocant à propos du service http://www.rssfriends.com/ .
Le principe de ce service est simple : vous rentrez un pseudo, et vous obtenez des flux RSS des gens qui suivent le compte, le quittent, des gens suivis et dé suivis par le compte. Que ce soit votre compte, ou pas.

L’auteur du service me répond, c’est déjà bien, en m’indiquant que ce n’était pas fait pour ça, mais que oui, en effet, ça peut aussi servir à espionner les comptes des autres. Mais que de toutes façons, toutes ces informations sont publiques.

Bon, là, vous vous dites « il est bien sympa Rémi de nous raconter sa vie, mais ses twitt et ses googlages, on s’en bat le steack »

On en arrive donc enfin à la question posée par ce billet, avec une mise en parallèle comme je les affectionne :

Demain, je vais suivre ma voisine. Je vais noter tous ses déplacements, les gens avec qui elle parle. Je vais noter ce qu’elle dit à sa boulangère. Je vais aussi relever sa plaque d’immatriculation. Puis je vais prendre toutes ces infos, et les épingler sur un tableau d’affichage, dans la rue.
Tous ses déplacements, toutes ses conversations, auront eu lieu dans un endroit « public ». Donc par défaut accessible à tous.

Je n’ai fait qu’agréger madame.


SAV 1 – Définir les bases

Premier article d’une série dédiée aux futurs clients de prestataires web, qui ne savent pas trop par quel bout commencer…

Vous êtes une petite société, une association, et vous voulez un site internet.

A vrai dire, un site internet, vous en avez déjà un, et c’est Julien qui vous l’a fait. Julien, c’est votre neveux, c’était en 1999, et étant au collège, il avait du temps à vous consacrer. Là, maintenant, c’est d’un nouveau site dont vous avez besoin, super moderne, mieux que celui de votre concurrent direct.

Cette courte introduction caricaturale pose les bases d’une demande grandissante, directement liée à un phénomène nouveau : la prise de conscience de l’importance de l’e-réputation par les entreprises. Le problème, c’est que vous n’y connaissez pas grand chose, vous savez juste qu’il faut être sur internet, et mieux que maintenant.

Vous avez entendu parler de référencement, de site à 1€ par jour. Vous recevez un mail par semaine de prestataires plus différents les uns que les autres. Et cela ne vous aide pas à mieux comprendre de quoi vous avez besoin.
Nous y voilà. De quoi avez vous besoin au juste ?
D’une simple présence sur internet ? De présenter vos produits ? De mettre en avant vos réalisations, vos partenaires ? De présenter votre point de vue sur l’actualité de votre secteur via des billets d’humeur ? Tout ça à la foi ?

Car c’est à vous, et a vous seul de définir votre besoin en terme de présentation, de contenu. En sachant ce que vous voulez, vous serez plus sur de vous, plus fort face au prestataire. Vous obtiendrez des devis précis, plus concrets.

Des devis et offres reçues, ne conservez que les adresses mail, oubliez tout ce que l’on vous a proposé, offert, bradé, et prenez une feuille blanche. Interro écrite monsieur le directeur.

Le sujet est le suivant : Si je devais parler de mon entreprise, de mon activité, comment est-ce que  je présenterais les choses?
La plume glisse sur le papier, du moins je l’espère pour vous. Ca y est, vous avez un premier jet de contenu. Car voici ce qui va conditionner l’intégralité de la prestation demandée : le contenu du site.

Il va maintenant  falloir en extraire toute l’essence, les choses importantes. C’est ceci que l’on appelle les mots clefs. Pour les obtenir, rien de plus simple, prenez une phrase, transformez la en un ou deux mots. Plus vous aurez été prolixe dans la description de votre activité, plus vous pourrez en sortir de mots clefs. Logique.

Mettez ces mots clefs de coté.

Reprenez votre texte, et essayez de le structurer, d’établir un rubriquage, n’ayez pas peur de reboucler le rubriquage sur les mots clefs, c’est normal, tout va bien.

Mettez ce rubriquage de coté.

Maintenant, un peu plus compliqué, car plus abstrait, essayez de mettre sur papier le coté affectif de l’entreprise, de son image, une impression, un sentiment que vous voudriez faire passer. Essayez d’en sortir 3 mots, une phrase, une ligne de conduite. Quelle odeur, quel touché a votre entreprise ?

Ces définitions, gardez les.

Vous avez maintenant en main l’âme de votre futur site, c’est à dire :
– Ses mots clefs (de quoi ça parle)
– Son rubriquage (comment on le range)
– Son contenu (comment on en parle)
– Son potentiel de forme (que doit il inspirer)

Il manque le tout dernier élément, celui qui influera sur ces 4 éléments au final : l’objectif du site. Il va falloir trouver une explication simple à la question suivante :

Pourquoi monsieur, avez vous besoin d’un site Internet ?

Attention, ce n’est pas DE QUOI avez vous besoin dans votre site, mais POURQUOI faites vous un site.
Si tout va bien, vous devriez trouver des éléments de réponse dans les 4 démarches précédentes.

Bonne chance !

Mon premier Barcamp

Convoqué à 9h, un samedi matin, au réveil je ne faisais pas le malin. Accompagné par mon courage et mon envie de découvrir enfin ce qui se cache derrière une description peu accrocheuse, je me rend donc sur les lieux.
Les premiers arrivés sont ceux qui ont consacré du temps ces derniers mois à la préparation de l’évènement, accueil chaleureux, café croissants. Le premier contact est forcement positif.
Petit moment de flottement et arrivée diluée des participants, convoquer des gens à 9h c’est forcement débuter à 10h. En attendant, les thèmes sont proposés, et assignés à leur salle respective.

Pour débuter, je choisis l’atelier « Informatique, Internet et responsabilité ». Je m’attendais à un débat sur les risques juridiques encourus lorsque l’on s’exprime sur internet, mais non, nous avons abordé le sujet de la responsabilité liée aux engagements (ou pas) des prestataires de service informatique envers leurs clients. Et c’était autrement plus intéressant que de savoir si l’on risque la prison pour un troll lâché sur un blog.
J’ai découverts grâce aux intervenants, notamment un avocat qui a pour habitude de défendre ce genre de cas, que la mise en place d’un cahier des charges de la part du client pour démarcher un prestataire n’était pas systématique. Ca me donne envie d’en écrire plus sur ce sujet par la suite. Je l’ajoutes à ma todo list.
Pour résumer rapidement, et de mon point de vue cet atelier, deux courtes phrases (qui paraissent pourtant évidentes) suffiront :
Clients, établissez vos besoins AVANT de démarcher un prestataire.
Prestataires, ne travaillez pas sans cahier des charges client, sans objectif.

Après une courte pause, j’enchaine sur un second atelier, qui porte sur « les blogs pro : Pour qui et pour quoi faire ? ». Un sujet proposé par Karine Toussaint, une spécialiste du milieu. On a pu y débattre sur la différence éditoriale entre un site et un blog pour une entreprise. Sans aucun doute, le Blog pro est l’outil de communication par excellence pour parler de la vie de son entreprise, hors actualité officielle. Une petite réserve toutefois sur un fait important à mes yeux : pour qu’un blog « fonctionne », qu’il obtienne l’adhésion des lecteurs, il faut que l’auteur des billets soit clairement identifié, qu’il porte l’image « décalée » de l’entreprise. « Décalée » ne signifiant pas forcement « Comique », mais plutôt « en phase avec l’esprit blog ». On aurait pu déboucher sur un autre atelier portant sur la perception du métier de community manager, indispensable au sein des grosses entreprises souhaitant une présence 2.0, un interlocuteur unique identifié.
Encore un échange vraiment intéressant.

Et puis c’est la pause de midi, j’engloutis deux sandwichs. Je profites d’ailleurs de cette pause pour vous rappeler le principe des Barcamp.

Comme je n’aime pas la définition officielle, trop peu racoleuse à mes yeux, je vais essayer de vous l’expliquer à la mode pionnier du net, et ça va pas être bien compliqué.

Un BarCamp, c’est un Forum IRL.

Vous vous inscrivez, vous postez un topic, et des gens répondent, débattent, ça part en troll, puis c’est modéré. Parfois, 3, 4 réponses, une discussion de fond totalement hors sujet émerge, c’est modéré à nouveau. Et puis on avance sur le sujet principal. Chacun apporte sa réponse, sa question. Le temps s’écoule. On clos le topic.

Maintenant, imaginez que les personnes inscrites sur ce forum, c’est vous, moi, des chefs d’entreprise, des avocats, des chargés de communication, des développeurs, des demandeurs d’emploi.

Vous avez votre BarCamp.

La définition en tête, j’ai fini mon sandwich.

Le dernier atelier auquel je participe parle de twitter et de micro blogging. Encore une fois chacun partage son usage, son expérience. On essaie d’expliquer aux personnes qui ne connaissent pas le service le principe de l’outil. Et l’on se rend compte qu’il n’en a pas. Qu’il n’a pas d’utilisation prédéfinie. Twitter est l’exemple type d’un outil web dont l’utilité est fonction de l’usage, et ce qui est fort, c’est que notamment grâce aux nombreuses application tierces, on en trouve toujours un.

On se quitte tous aux alentours de 17h pour profiter des derniers rayons de soleil un peu chauds de l’année.

Et moi, j’ai hâte d’y retourner.